Comment la pensée en elle-même a ses propres limites. Lorsque j'ai besoin de ma pensée pour analyser une information ou résoudre une opération, j'utilise mon cerveau comme un organe fonctionnel, un peu comme le foie utilise et régule mes fonctions pour assurer ma vie. Ma pensée rempli l'espace, mais celui de ma séparation, celle que j'ai créée pour expérimenter mon propre état séparateur pour me reconnaitre à moi-même en cherchant toujours et encore la lumière dans la nuit Cette pensée avec laquelle, je peux m'amuser, me focaliser peut parfois aussi et souvent être obsédante et envahissante puisque son flux est incessant et quand bien même j'essaye de la calmer ou de la contrôler, plus je la  renforce et plus elle prend de l'espace en moi. Ceci est en fait une logique de mon esprit puisque c'est avec ma pensée que je souhaite contrôler ma pensée, ainsi j'utilise le même organe pour le même organe. Alors, comment puis-je sortir de cette réaction en chaine? Je ne peux pas annuler un mouvement de pensée en créant un même mouvement de pensée car les mouvements ne s'annulent pas par eux-mêmes mais s'additionnent .Hormis toutes les approches méditatives d'observation pour regarder cette pensée jusqu'à ce qu'elle prenne un espace moindre et donc moins séparateur et d'avantages contribuant à m'unifier, je m'intéresse aussi à ce qui la génère en permanence et comment l'abîme que j'ai créé entre moi et l'unité alimente celle-ci. La pensée est pour moi une quantité évolutive et créatrice avec ses propres mouvements mais celle-ci reste toujours enfermée à l'intérieur de mon être, toujours agitée comme de l'eau dans un verre avec ses paroirs plus ou moins translucides. Mon corps physique ainsi que ma pensée comme partie la plus infime de mon être (cf. Dr Bach), matérialisent cette séparation qui s'est produite en amont, par intention, je deviens un être concentré et toute l'énergie se matérialise dans mon véhicule corporel. Alors, comment sais-je que je suis un être séparé, comment sais-je que je ne suis que le prolongement d'une intention, d'un Esprit et de l'Energie. Je suis (cf. Laurent Lévy) est la réponse de la conscience à ma pensée séparatrice. La pensée, n'est pas l'Esprit Divin, elle me permet simplement de me rappeler que mon Unité dans cette forme prolongée de conscience est possible et même souhaitable. Ma pensée s'amuse donc à perpétuer la séparation puisqu'elle ne sait pas qu'elle est séparatrice ou tout du moins, son pouvoir est alimenté par ma dépendance et mon ignorance. Ainsi, chaque jour je contribue par mes pensées, mes jugements à alimenter cet état séparateur. Je continue à faire chaque jour, un petit je suis, non conscient, un être séparé de moi-même et des autres, je continue à donner le pouvoir à cette pensée qui dirige ma vie à ma place jusqu'a faire de moi une personnalité qui n'est pas moi., mais un masque, un revêtement de surface.  Ainsi utiliser ma propre pensée pour en modifier sa propre source est absurde et je dois aller plus loin et reconnaitre d'abord ma séparation qui est intentionnée et commencer par l'aimer .La juste place de ma pensée est de marquer la temporalité, de me relier aux rêves et à l'analyse de l'information, .elle ne me sert pas à m'unifier.

J'utilise donc les fleurs de Bach comme prolongement elles aussi d'une intention divine pour me reconnecter à moi-même et vérifier par le corps que mon unité est en cours de réalisation.